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Au même titre que les organes génitaux ( le pénis, le clitoris… ), l’anus est aussi un zone érogène en raison de ses nombreuses terminaisons nerveuses. Vous l’aurez compris, cela va sans dire que toute stimulation, qu’il s’agit de frottement ou de pénétration, procure des sensations plus ou moins intenses.

De toutes les pratiques qui pimentent les rapports sexuels, l’anulingus ne cessent de s’ériger au devant de la scène. S’avérant très excitant pour quelques-uns, le zonyon, en bon créole, est une pratique qui ne se fait pas dans la dentelle.

Mais à quel prix faire un zonyon ?

Car, il ne faudrait surtout pas que les bactéries de l’anus se retrouvent dans l’estomac !

On aura beau se montrer évolutif ou très ouvert d’esprit mais d’une manière générale cette pratique est l’un des tabous qui façonnent encore l’univers du sexe. Bien qu’absent dans les discussions même les plus osées, l’anulingus reste tout de même une pratique qui se fait dans l’ombre. À cause du gêne qu’il suscite, souvent on craint de se faire regarder de travers en abordant un tel sujet. Pourtant, l’on s’accordera à dire que nombreux sont ceux qui languissent d’avouer à leur partenaire sexuel leur béguin pour cette pratique.

Cette variante quelque peu bizarre fait toutefois l’objet de bon nombres de préjugés, ce qui entre autres, érigent une barrière autour d’elle.

L’anulingus est un truc de cochon.

“C’est dégueulasse.”

“Lécher l’orifice par lequel sorte les matières fécales est contre-nature.”

Enfin le plus commun et le plus faussé des préjugés : l’anulingus est réservé aux homosexuels !, cartonne les gens car très souvent, parlant de cette pratique, on pense aussitôt aux adhérents de la communauté LGBT. Cependant, dans les couples d’aujourd’hui, l’anulingus est très sollicité. Par ailleurs, on distingue les actifs (ceux qui font l’anulingus) et les passifs (ceux à qui on fait l’anulingus).

Encore appelé feuille de rose, il est le petit péché de certains couples. Parfois, la stimulation de l’orée de l’anus ou encore sa partie interne, ce en quoi consiste la pratique, sert à lubrifier cette partie insolite des tentations sexuelles en guise de préparation à la sodomie.

Cette partie de l’anatomie humaine effraie beaucoup. Certains se réservent même à ne pas la toucher de façon volontaire, ce, à cause des matières fécales qui y passent, l’on est toujours porté à croire que l’anus, bien que lavé, n’est jamais tout à fait propre. On pense aux éventuels résidus qui peuvent borner subrepticement les parois, la crainte de tomber sur une mauvaise odeur ou tout autre chose paraissant dégoûtant fait de la feuille de rose une pratique qui n’inspire pas confiance.

Pour Berla (nom d’emprunt) une initiée en la pratique, sa première fois a été très imprévisible. Elle avoue qu’au premier coup, elle s’est catégoriquement résolue à ne pas se laisser faire. D’ailleurs, pour elle, cette pratique était un carrefour non-franchissable jusqu’au jour, où en plein ébat sexuel, après l’avoir administrée un minutieux cunilingus, son partenaire décide, sans l’avertir, de lui lécher l’anus. Quelquefois, ce qui s’oppose à cette pratique est la position excessive que doit prendre le passif pour se faire bourrer de salive le derrière.

C’est gênant de devoir se courber les fesses ou s’arc-bouter les hanches et offrir grand ouvert l’anus, surtout pour un homme, cela renvoie, quoiqu’il ne l’est pas, à l’homosexualité. C’est presque machinal. Dans la pensée du sexe mâle, c’est lui qui est toujours placé derrière. Dès lors qu’il se fait passer devant en s’offrant le dos, il aura tendance à penser que derrière lui, il s’agit d’un autre homme.

Pour revenir aux propos de Berla, elle n’avoue jamais avoir pensé franchir un pareil cap. Ce n’était pas son fantasme pourtant elle l’a fait. Elle voulait se retirer et sommer dans l’immédiat son partenaire de ne pas s’intéresser à cette zone de son corps. Tout cela n’était que le début. Ensuite, tout ce mal être s’est reconstitué en une très forte sensation de satisfaction. Un plaisir inouï s’est offert à Berla. Il n’a fallu que le contact de la langue de son partenaire à l’orée de ce carrefour interdit pour se sentir éprouver un doux sentiment jamais ressenti auparavant. Elle nous confie que cela a été son plus beau péché. Toutefois, elle affirme que même avec de l’argent, on ne parviendra pas à lui imposer d’être le personnage actif.

Maintenant, Berla s’apprête à expérimenter la sodomie. Bien qu’elle ne se sent pas encore prête à se laisser pénétrer le trou de raie, rien qu’en pensant à la sensation inédite de son récent anulingus, déjà s’impatiente à faire connaissance d’autres pratiques qui, dans cette société où l’on attribue ingratement au sexe beaucoup de barbaries, contribueront à son épanouissement sexuel le plus total.


Rédigé par Jean David Bruno !

Catégories : Sexualité

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