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Maryse CONDÉ, de son vrai nom Marise Boucolon, est née le 11 février 1934 sur l’île de Guadeloupe. Elle est internationalement reconnue tant pour sa carrière d’écrivain que pour celle de journaliste.

A seulement 16 ans, elle quitte son village pour s’installer en France pour poursuivre des études de lettres classiques à l’Université de la Sorbonne.

Elle y découvre « le discours sur le colonialisme » d’Aimé Césaire et acquiert un amour démesuré pour le passé africain qui ne l’a jamais quitté.

En 1958, à Paris, elle rencontre Mamadou Condé qu’elle épouse. À la suite de son divorce, elle quitte la métropole pour l’Afrique avec sa vision grandiose d’une antillaise, mère et intellectuelle.

En 1966, il y a eu un coup d’État et elle a été déportée avec ses quatre enfants à Londres, où elle a commencé sa carrière de journaliste à la British Broadcasting Corporation.

De retour en France, en 1969, elle rencontre un jeune anglais, Richard Philcox, qui deviendra son second mari et traducteur. Elle intègre la revue Présence Africaine entame un doctorat en lettres. Maryse en profite pour publier son premier roman Heremakhonon.

De retour en Guadeloupe avec son second mari, Maryse y a passé plus de 3 ans au chômage car aucune université ni radio ni télévision ne voulait d’elle.

Déçue, elle part en 1989 enseigner la littérature française à l’Université de Berkeley, Columbia, Havard aux USA. C’est à partir de ce moment que débute sa carrière littéraire (création d’un centre d’études francophones).

En 1993, Maryse Condé est la première femme à recevoir le Prix Puterbaugh aux USA.

En 2004, elle est nommée première présidente du comité pour la mémoire de l’esclavage selon la loi de Taubira.

En 2005, elle quitte l’enseignement à l’université de Columbia et se retire pour vivre avec son mari dans le sud de la France.

Enfin, en 2018, elle a reçu le prix Nobel alternatif de littérature de la nouvelle académie.

Si l’on considère l’essentiel de sa vie amoureuse comme un échec, Maryse Condé n’a tout simplement pas manqué d’élargir et d’enrichir son univers littéraire au fil de ses rencontres. Dans La vie et ses maquillages, son autobiographie publiée en 2012, elle révèle ce que les femmes considèrent comme tabou, elle se met nue, telle qu’elle est, sans aucun préjugé. Se blâmant de ne pas avoir été la bonne mère, Maryse ne cache pas que ses enfants ont souvent été un gros fardeau pour elle.

D’une écriture libre et surprenante, Maryse Condé écrit plus d’une cinquantaine de livres dans lesquels elle traite de l’identité noire et ne manque pas de remporter des titres d’honneur distingués.

Peut-on la décrire comme une femme de lettres épanouie avec une vie sentimentale délabrée ou juste une femme littéralement complète ?


Rédigé par Exantus Loojerry Ralph !

Catégories : Culture

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